Le whale watching en Amérique Latine

Baleines : l'observation  prônée
                 plut
ôt que la chasse

L'Amérique latine a prôné l'observation des baleines plutôt que la chasse lors d'un forum régional en Uruguay, affichant sa volonté de peser au sein de la Commission baleinière internationale (CBI) dont la prochaine réunion est prévue en mai en Alaska.
 Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que des entreprises de tourisme ont assist
é aux côtés de délégués du CBI à cet «Atélier de traBaleinesvail sur la gestiondés baleines», organisé dans la station balnéaire de la Pedrera, à 220 km à l'est de Montevideo. «La baleine vaut d'avantage vivante que morte», a lancé la Mexicaine Beatriz Bugeda, directrice pour l'Amé
rique latine du Fond international pour la protection des animaux (IFAW en anglais), une ONG dotée du statut consultatif spécial auprès de l'ONU. Les participants ont réaffirmé leur soutien à la «déclaration de Buenos Aires», une motion lancée en novembre 2005 en faveur du maintien du moratoire international sur la chasse commerciale des baleines,en vigueur depuis 1986. Ce texte, signé par 13 pays latino-américains, plaide pour le tourisme d'observation des cétacés ou encore la recherche scientifique n'entraînant pas la mort de l'animal. «Une des alternatives envisagées comme option à la chasse commerciale est justement le développement d'une industrie de l'observation des cétacés», a affirmé Mme Budega, soulignant les «avantages économiques» pour les populations côtières.

Le forum régional sur les baleines doit permettre de «commencer à développer cette industrie», ajoute-t-elle. Pour Erich Hoyt, expert américain auprès de la Société de conservation des baleines et dauphins, le tourisme d'observation des baleines attire par année entre 12 et 15 millions de personnes, générant un revenu d'environ 1,5 milliards de dollars. Or 61% de son chiffres d'affaire sont réalisés dans l'hémisphère nord. L'Amérique du Sud, à l'image des baleines de Patagonie en Argentine, ne représente que 3% du total, «ce qui révèle le potentiel fantastique qu'il représente», selon M. Hoyt. Organisateur du forum, Rodrigo Garcia, membre de l'Organisation pour la conservation des cétacés (OCC), a indiqué à l'AFP que le but de cette réunion était de servir «d'outil pour s'opposer à la chasse commerciale» au sein de la CBI. «Il y a une majorité de pays en Amérique latine qui sont en faveur de la conservation des baleines», a-t-il affirmé. Cette nouvelle prise de conscience régionale est née après la réunion de la CBI organisée en 2006 dans le petit Etat des Antilles de Saint-Kitts-et-Nevis, lorsque le Japon et ses alliés ont obtenu la majorité pour la reprise de la chasse à la baleine. Chaque année, le Japon contourne le moratoire international sur la chasse commerciale des baleines, en vigueur depuis 1986, en affirmant pêcher à des fins «scientifiques».

. «Nous nous étions endormis», a estimé Miguel Iniguez, délégué argentin argentin auprès de la CBI Et la victoire diplomatique du Japon l'an dernier «a permis de nous sortir de cette léthargie».
Selon M. Iniguez,
«l'usage non meurtrier des cétacés est fondamental» pour l'Amérique latine où se bat depuis longtemps un bloc regroupant le Mexique,le Nicaragua, le Panama, le Costa-Rica, le Brésil, lArgentine, le Chili et le Pérou.
"Plusieurs pays (d'Amérique centale), qui soutenaient autrefois la position (en faveur de la chasse), ont changé leurs positions pour commencer à défendre ses ressources», note-t-ii.

France Guyane du jeudi 27 avril 2007

 
< Précédent   Suivant >

Galerie Photos

Prise de vue

Recevoir la News letter

Vous souhaitez recevoir les news letters de l'association... Inscrivez-vous