Morgane une mégapterienne à Maurice

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Sujet de stage de Morgane Perri,

dans le cadre d’un Master 2

Recherche,Océanographie Biologique de l’Université du Littoral Côte d’Opale avec la MMCS (Mauritius Marine Conservation Society) à Maurice.

 

* Sujet du stage :

Mise en place de la méthode de photo-identification chez des dauphins à long bec (Stenella longirostris).
Suivi de fréquentation d’une zone soumise au Dolphin Watching de trois populations résidentes de dauphins (Stenella longirostri, Tursiops aduncus et Tursiops truncatus) de la côte Ouest de l’Ile Maurice.

* Contexte global de l’étude :

bateau.jpg En réponse au développement anarchique des activités de Dolphin Watching (activité qui consiste à emmener des touristes voir des dauphins dans leur milieu naturel, et éventuellement nager avec eux) dans l’Ouest de l’Ile Maurice, la MMCS (Mauritius Marine Conservation Society, une O.N.G. Mauricienne) a lancé un projet de « Gestion Durable des activités Dolphin Watching à travers la Sensibilisation et la Formation » en Juin 2006. Ce projet est financé par le SGP/GEF (UNDP).
    En Mai 2007, la Fondation TOTAL accepte de parrainer un complément de projet portant majoritairement sur l’étude scientifique des dauphins de l’Ouest, et plus spécifiquement sur l’étude d’impact des activités Dolphin Watching sur les populations résidentes. Comme il n’existe pas à Maurice de structure de recherche sur les Cétacés, cette étude se fait en partenariat avec une cétologue basée à la Réunion : Dr Violaine Dulau, et le Dr Vic Cockcroft, professeur à l’Université de Pretoria (Afrique du Sud) et directeur du Center for Dolphin Studies à Plettenberg Bay. Ces deux personnes encadreront à distance un étudiant en thèse de doctorat, envoyé par le Dr Cockroft doit démarrer sur le terrain d’ici début février 2008 et les stagiaires bénévoles.
Cette étude globale de l’impact du Dolphin Watching s’étendra jusqu’en 2010.
   
    Trois espèces de dauphins sont présentes de manière régulière sur la côte Ouest de Maurice, les dauphins à long bec (Stenella longirostris) qui sont présents quasi quotidiennement et les grands dauphins (Tursiops aduncus et Tursiops truncatus. NB : l’identification formelle de ces deux espèces doit encore être réalisée) qui se rencontrent de manière plus occasionnelle (en particulier à priori pour les T.truncatus). 


* Contexte de mon étude :

    Afin de déterminer quels sont les impacts des bateaux de Dolphin Waching sur les dauphins, il faut au préalable déterminer la fréquence de fréquentation individuelle de la zone impactée (du Morne à Albion).
Les Stenelles formant à priori une population de plusieurs dizaines, voir centaines, d’individus, seuls un certain nombre d’individus viennent se reposer chaque jour dans la zone prospectée par les bateaux et sont donc potentiellement perturbés par ces derniers. Il y a donc à priori un “roulement ” au sein de la population globale.
Concernant la (ou les) population(s) de Tursiops, elle(s) se rencontre(nt) moins régulièrement mais est (sont) constituée(s) d’un  nombre d’individus beaucoup plus faible (de l’ordre de la vingtaine), ceux-ci donc potentiellement plus soumis de manière individuelle à la pression des bateaux et des baigneurs.

* Protocole d’étude :
   aileron.jpg

Afin de déterminer la véracité de ces hypothèses, doit être mis en place une méthode d’identification individuelle des dauphins. La plus simple à mettre en place et la plus couramment utilisée est celle de la photo-identification (prise de photo de l’aileron dorsal avec identification via des encoches, cicatrices et/ou tâches propres à chaque individu), couplée à une méthode de capture-recapture (la première photo d’un individu étant la capture, les photos du même individu prises ultérieurement représentent les recaptures) pour l’estimation de la fréquence de présence.
Cette méthode a déjà beaucoup été utilisée chez différentes populations de Tursiops où elle a montré son efficacité, les animaux sont souvent très marqués. Chez les Stenelles, il n’est pas sûr que cette méthode soit aussi efficace, car les animaux plus vifs (difficultés pour réussir à obtenir des photos exploitables), de plus petite taille et souvent moins marqués donc plus difficilement identifiables.

longirostris.jpg Le but de mon étude va donc être, au préalable, de déterminer si pour les Stenelles cette méthode d’identification individuelle est adaptée, ou s’il faudra en passer par une méthode d’identification génétique.
Dans le cas où cette méthode sera la bonne, il sera possible de déterminer avec quelle fréquence un individu appartenant à la population des Stenelles est observé dans la zone de prospection des bateaux de Dolphin Watching.
Le même travail va être effectué en parallèle avec la (ou les) population(s) de Tursiops pour laquelle (lesquelles) l’on sait déjà que la méthode par photo-identification fonctionne.
    Je participe également à la mise en place de la méthodologie pour la collecte de données pour l’étude d’impact.

* Méthodes de travail :

    Les données sont récoltées à partir d’un bateau grâce à un appareil photo numérique Nikon D50 avec zoom 70-300 et un GPS.
    J’ai créé des bases de données afin de répertorier, pour chaque espèce, les individus avec leurs différentes caractéristiques, ainsi que les captures-recaptures.
Une autre base de données a été créée concernant les pourcentages de photos exploitables et celles permettant d’identifier les Stenelles pour tester l’efficacité et le rendement de la photo-identification chez cette espèce.
Afin de m’aider au traitement des photos, j’utilise des logiciels de comparaison des ailerons spécialement conçus pour l’étude des dauphins : FinEx pour l’extraction du contour dorsal et FinMatch pour le matching (=la comparaison) de ces empreintes.
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pour plus de détails sur le projet vous pouvez contacter la MMCS a l'adresse suivante Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ou voir le site internet www.mmcs-ngo.org
 

 

 
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