L'ïle aux baleines : Sainte Marie à Madagascar |
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I) A la découverte de l’île et de ses habitants :
Tout a commencé par des mails et des coups de téléphone depuis les 4 « coins » de la terre. Après de longues palabres, nous voici finalement avec nos billets d’avion en poche et une motivation aussi grande que les animaux que nous partions observer….les baleines à bosse. Nous avons donc réussi à convaincre Michel, Jack et Fifou de nous accueillir pendant un mois sur une petite île de Madagascar, le paradis des baleines à bosse : Sainte-Marie. Equipées de 50 kg de bagages et avec quelques appréhensions, nous atterrissons à l’aéroport de Sainte-Marie. Premier contact avec Sophie, la patronne de l’hôtel où nous logerions et mégaptérienne convaincue ( la super camérawoman de MEGAPTERA ! !): « Vous êtes Emilie et Sabrina ? Bah, alors les filles, faut sortir de l’aéroport… ! ! »
En 5 minutes, nous voici à l’hôtel... L’Eden vous connaissez ? C’est à peu près le Princesse Bora Lodge ! Chaleureux, tout en bois, très class et une vue superbe sur le lagon. Le must : notre maison sur la plage entre les cocotiers… La touche humoristique MEGAPTERA : des préservatifs (périmés !) sur nos lits respectifs ! Fifou, le patron du Bora, un passionné des baleines, un peu fou selon les dires de ses clients : « le patron ? Vous lui dites « bonjour » il vous répond « baleine » vous lui dites « ah bon ? », il répond « à bosse ».. ! » Jean-Jacques : première image : un vieux loup de mer, clope au bec et ciré orange ! Michel, qui arrivera vers la fin de notre séjour sur l’île , le « bélouga » comme le surnomme Jean-Jacques : un grand bavard qui ferait aimer les baleines à n’importe qui et qui apporte de la bonne humeur partout où il passe. Nanette et Hélène : les éco-volontaires marseillaises.
Et les grosses ..
Une journée d’écovolontaire à Sainte-Marie, ça peut ressembler à ça : Une d’entre nous se levait à 5h pour un départ à 5h30 pour la sortie scientifique avec toute l’équipe. A bord : photo-identification des baleines que l’on rencontre, prise de notes sur comportements et composition des groupes, enregistrements de chants.
L’autre avait droit à une grasse matinée jusqu’à 7h pour ensuite accompagner les touristes sur les bateaux. D’abord leur expliquer à quoi ressemble une baleine, ce qu’elle fait à Sainte-Marie, comment la repérer et comment l’approcher.
Bref, expliquer le code de bonne conduite (en français et en anglais !), puis sur le bateau, répondre aux multiples questions tout en scrutant l’horizon pour s’écrier « y en a souffle devant ! c’est vrai ? ah ouais ! » En général, c’était après une heure d’attente que notre pilote malgache, avec ses yeux de lynx, trouvait la première baleine de la journée et c’était toujours le même soulagement, car on peut vous l’assurer, c’est dur de sentir toute l’impatience de 8 personnes qui veulent absolument voir des baleines. Alors, à chaque fois, on aurait bien eu envie de lui sauter dans les bras pour le remercier, mais il aurait certainement été assez surpris !
Après-midi : deuxième sortie scientifique : les photos des caudales viendront grossir le catalogue d’identification de la saison. Facile à dire, mais pas si facile à faire : amusez-vous à faire des photos réussies en pleine mer : réussies signifie avec la baleine dessus et nette si possible ! Parce que une gerbe d’eau et des éclaboussures n’ont jamais permis d’identifier une baleine… !
Pour l’association, le soir on rentre sur ordinateur les fiches d’observation et de position GPS de la journée et on remplit les fiches de photo-identification. Parfois, petites variantes : lettre de MEGAPTERA, traduction anglaise du code de bonne conduite et des conférences, articles, interview par des journalistes.
Et dans la soirée, conférence dans un des hôtels de Sainte-Marie pour parler des baleines : qu’est-ce que c’est que cette bête ? qu’est-ce que ça mange ? où ça vit ? est-ce que ça se mange… ?! Enfin, pour se remettre de toutes ces émotions, un petit apéro bien mérité…
III) Souvenirs, souvenirs :
Un autre moment complètement magique partagé cette fois avec Fifou : la rencontre avec une baleine très curieuse. Cette baleine est venue plusieurs fois au bateau, à moins d’un mètre de nous et vraiment dans l’intention de nous observer. Elle longeait le bateau tout en nous regardant (et je peux vous assurer qu’être observée par une baleine, ça fait des frissons de la tête aux pieds ! !). Elle s’éloignait ensuite, sautait ou frappait de la caudale puis sondait à 50 mètres du bateau pour réapparaître juste à côté. Merveilleux….à part peut-être les balanes et les poux vus de tout près….spécial ! »
Sabrina : « une sortie avec Jack où l’on s’est retrouvés au milieu d’un groupe de six baleines toutes plus grosses les unes que les autres, toutes très agitées et paraissant n’avoir même pas remarqué le bateau. Elles apparaissaient soudain à un mètre de nous, une de chaque côté ou juste derrière le bateau. Assise tout à l’avant du bateau, je n’étais déjà pas bien rassurée jusqu’à ce qu’une baleine sorte juste devant le bateau et décide de sonder. J’ai alors vu sa caudale se lever à 50 cm de mon nez. Et c’est à ce moment là, que tu réalises que ça mesure 5 mètres et que ça pourrait très bien te retomber dessus. C’était vraiment impressionnant. On en reste bouche bée ! Même notre pilote a eu peur. Le comble est que Jean-Jacques n’a même pas eu la photo de la caudale, son zoom était trop gros ! Ensuite en se dirigeant vers un autre groupe, on est tombé sur une demi-douzaine de dauphins, ils jouaient, on voyait leur petit souffle, minuscules comparés à ceux des baleines, et au moment où je m’apprêtais à dire aux touristes que souvent ils naviguent avec les baleines, un énorme souffle s’est mêlé à ceux des dauphins et on a vu apparaître une baleine d’autant plus imposante qu’elle était entourée de ces tous petits dauphins, tous les gens ont crié de surprise et moi aussi !
Cette matinée parfaite s’est terminée par un groupe actif de surface avec des mâles qui soufflent et rugissent, essayent de s’impressionner, se bousculent. C’est magnifique à observer et c’est même un peu effrayant, on ressent toujours tout un tas d’émotions fortes. Tellement fortes que j’était au bord des larmes tout le long du retour vers l’hôtel, c’était vraiment une sortie inoubliable !!! » Et tant d’autres instants et images indescriptibles. Il faut y aller et les vivre pour comprendre les émotions que l’on peut ressentir parfois en voyant ces géantes des mers. Cette expérience, nous l’avons également partagé avec Hélène et Nanette qui, elles, accompagnaient les touristes de deux autres hôtels de l'île: le Lakana et le Soanambo et nous rejoignaient l’après-midi pour les sorties scientifiques.
Et oui, que des éco-volontaires au féminin. Non, non, ce n’était pas un choix délibéré des chefs de MEGAPTERA. Mais, quelques chose nous dit qu’ils ne seraient pas contre la présence de quelques mecs. Alors, messieurs, un peu de courage, lancez-vous dans l'aventure. prenez des pulls, des chaussettes et des K-ways, c’est l’hiver ! venez avec une tonne de sourires et préparez-vous à dire 150 fois bonjour par jour. Ici, la bonne humeur et l’amabilité sont de règle.
armez-vous de patience, parfois les baleines sont vraiment des chieuses, il faut bien le dire ! ! amenez des cadeaux pour les enfants et pour remercier les gens sur place. Quelques idées qui ont fait plaisir : cahiers, stylos (les classiques !), billes, chouchous, ballons, savons apportez des cadeaux aussi pour les hôteliers, vous verrez bien leur réaction devant du chocolat suisse (si vous êtes au Bora), des pommes vertes, du nutella. amenez plein de matériel (appareil, caméra, pellicules, GPS …), on en a toujours besoin
préparez-vous à être super heureux ! ! !
Bon écovolontariat et pensez à nous ! ! ! En parlant de questions, en voici quelques unes de nos chers touristes qui nous ont laissées sans voix :
>> Elles sortent plutôt le matin ou l’après-midi, les baleines ? >> Avec les positions GPS de la veille, on peut estimer où elles seront le lendemain ?
>> A quelle profondeur exacte, elle accouche, la baleine ?
Fifou et Sophie pour nous avoir accueilli avec tant de gentillesse, on n’oubliera pas les siestes sur le bateau, les apéros au « Lady blue », les langoustes et les fondants au chocolat ! ! !
Jack et Michel pour nous avoir super bien coaché. Merci pour les blagues, les chansons sur le bateau et surtout votre amitié ! Merci à tous pour cette super expérience ! ! ! nos mails : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. et Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. pour toutes vos questions |
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